Le coût du stockage en entreprise résulte du prix d’acquisition des solutions auquel vient s’ajouter leur coût d’exploitation. Les économies les plus flagrantes se situent au niveau de l’infrastructure. En effet, le réseau de stockage SAN exige une expertise spécifique et un budget de fonctionnement élevé. Après s’être imposé sur le réseau local, l’Ethernet à 10 Gbps rejoint plus volontiers le cœur du data center. Plus évolutif - en distance - et plus économique que l’Infiniband à 40 Gbps (soutenu notamment par Sun), le 10 GbE s’adapte aux échanges entre les baies de disques et les serveurs. Il permet de regrouper toutes les Entrées/Sorties des serveurs et du stockage (en rack) autour d’adaptateurs et de commutateurs respectant les protocoles TCP/IP, iSCSI et FCoE (Fibre Channel over Ethernet).
Accélérer le réseau pour réduire les coûts
Selon Jeff Benck, Chief Operation Officer d’Emulex, le marché du Rack Area Network Ethernet à 10 Gbps pèsera plus d’un milliard de dollars à l’horizon 2011/2012 - lire Emulex prône le RAN Ethernet 10 Gbps. La messe n’est pas encore tout à fait dite car, si le choix des entrées/sorties concerne un informaticien sur deux, il pèse pour 60% du budget informatique de l’entreprise, évalue le Gartner. Bien que normalisé depuis 2002, le standard 10GbE ne s’impose que depuis dix-huit mois, avec l’arrivée de composants bon marché et de commutateurs capables de suivre les dialogues entre serveurs et baies de stockage. En fait, l’équipement d’interconnexion 10 GbE aiguille maintenant de grandes trames de données avant même d’en avoir fini la lecture. De leur côté, les interfaces des serveurs à lames gèrent plusieurs files d’attente pour mieux servir les machines virtuelles. Mieux, leur moteur ToE (TCP/IP offload Engine) prend en charge le traitement du protocole TCP/IP, ce qui libère le processeur central. L’amélioration des performances, la réduction du temps de latence et la démocratisation des solutions 10 GbE, conforte le remplacement des interfaces dédiées. L’administrateur voit sa tâche simplifiée, en théorie, par l’Ethernet de bout en bout. En pratique, il doit maintenant gérer des ressources physiques et virtuelles s’appuyant sur des services d’Entrées/Sorties virtualisés au travers d’une allocation dynamique de ressources restant à unifier. Mais les fournisseurs restent confiants car cette convergence des réseaux facilitera l’émergence de nouveaux automatismes. De là à suggérer une virtualisation globale, guidée par les activités de l’entreprise, il n’y a qu’un pas qui sera bientôt franchi...
par Olivier Bouzereau.
























